Notre Engagement

Bien que notre engagement suive la logique intentionnelle accordée par le dernier PAN (Plan d'Action National) 2015-2019 et défend une proposition auprès de victimes de violences sexuelles tous genres confondus, nous ne pouvons ignorer le climat actuel alarmant et exponentiel faisant état de la disproportion et majorité de femmes et de filles victimes.

 

Ainsi, nous rejoignons le postulat établi par la convention d’Istanbul que les violences faites aux femmes et aux filles sont fondées sur le genre et relatif à des mécanismes d’ordre systémique ancrés au niveau socio-culturel. En effet, les femmes et les filles sont confrontées à un risque plus élevé par rapport aux hommes, et toujours en résonance à la convention, nous appuyons l’idée que cela puisse être dû à une domination et discrimination des femmes par les hommes les privant ainsi de leurs pleins droits d’émancipation. 

La ratification de la Convention d’Istanbul (du Conseil de l’Europe) en 2016 s’établit comme l’organe de droits le plus poussé permettant de travailler à la lutte contre les violences faites aux femmes.


Les mouvements tels « Me-too », « Balance ton porc » ainsi que la crise COVID-19 ont fait exploser la demande et ont poussé l’association Brise Le Silence jusque dans certains retranchements alors qu’elle était assez limitée en terme de capacités. Le travail mené par Pascale Urbain et quelques bénévoles durant cette période de crise s’est révélé à l’image d’une énorme résistance face à un poids considérable sur leurs petites épaules. Grâce aux ramifications engendrées par une mobilisation consciente du potentiel et de l’expertise que peut apporter Brise Le Silence dans cette douloureuse matrice, une répartition intelligente de son poids a pu se mettre en place et constituer une équipe aujourd’hui prête à « naviguer sur un navire » dont les missions semblent avoir une ampleur « titanesque ». Cela avec, à son « bord », la force complémentaire du binôme pair-aidant/psychologue qui distingue la méthodologie de Brise le Silence avec de nombreuses institutions traitant la même problématique. 


Les violences sexuelles représentent un problème reconnu de santé publique. Ces violences entraînent des conséquences graves sur la santé et la qualité de vie des victimes. L’un des premiers obstacles aux soins et/ou à la prise en charge de ces victimes est le tabou qui règne en maître dans le royaume d’un tel silence. L’association Brise Le Silence a ouvert une voix unanime qui permet à toutes les voix de ces victimes de parler de leurs souffrances et tenter un chemin vers un rétablissement possible. 


« [Dans une prison invisible pour les autres, envahit par la honte et la culpabilité, la perte de confiance en soi et l’estime de soi]. [Sous les menaces et par peur de ne pas être cru ou d’être repris j’avais besoin d’être accueilli, écouté, entendu, respecté et protégé] »